EDITORIAL

Arthrose, arthrite et ostéoporose

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Ces trois termes sont trop souvent sujets à confusion et méritent éclaircissements. J’ai déjà approfondi ce sujet dans mon livre « Le corps humain » mais un résumé permettra ici de guider le profane. Les deux premiers termes touchent les articulations, le troisième touche l’os.

L’arthrose est une déformation de l’articulation en état de dysfonctionnement chronique ou qui a subi des traumas (chocs ou hyperpression). Un tel état est souvent la conséquence d’une tentative du cerveau d’épargner l’articulation blessée en créant un verrouillage musculaire de sécurité local néanmoins coûteux en énergie ; ce qui limite la mobilité de l’articulation mais aussi l’usure. Si la situation persiste dans le temps, l’organisme déforme les os pour fusionner les articulations et ainsi remplacer le verrouillage musculaire par une fusion osseuse (par pontage en « becs de perroquet ») blocage moins fatiguant pour les muscles mais réduisant la mobilité. Il y a des arthroses douloureuses car doublées d’arthrite. Il y a aussi des arthroses relativement indolores mais toutes limitent le mouvement, la souplesse. En état de raideur, si on force sur les articulations concernées, cela génère une douleur voire des lésions ligamentaires. Souvent, on trouve chez le patient une hygiène alimentaire déséquilibrée et surtout une déshydratation (le cartilage est formé de 65% d’eau) associées à l’arthrose.

On qualifie souvent l’arthrose d’usure de l’articulation, surtout si celle-ci a été malmenée lors, par exemple, de sports violents ou mal effectués. Ainsi, la course à pied car courir et marcher sont deux techniques différentes. Les personnes qui courent comme elles marchent finissent par massacrer leurs articulations des pieds, des genoux et des hanches, sans parler de l’état des vertèbres et des disques intervertébraux ainsi détériorés. Une grande majorité de joggers ou coureurs ne savent pas courir d’où leur abandon plus ou moins rapide de ce sport pourtant naturel.

La correction chiropratique des causes de l’arthrose est possible jusqu’à un certain point selon l’avancée du problème. Cette correction se fait par une resynchronisation préliminaire des articulations de tout le squelette car elles sont toutes interdépendantes. On rétablit ainsi un fonctionnement normal qui permet le soulagement. Ce genre de travail est inconnu des médecins français qui n’y comprennent rien puisque non formés pour cela. Et cela n’a rien à voir avec des manipulations articulaires aléatoires. En libérant le verrouillage musculaire de sécurité par une resynchronisation de l’appareil locomoteur, le chiropraticien régule sa fonction, augmente la souplesse et soulage le patient ; sauf si ce dernier à passé le point de non retour (arthrose trop avancée) en négligeant de vrais soins précis et se contentant de manipulations de dépannage et médicaments palliatifs illusoires qui l’enfoncent dans son problème.

L’arthrite est une inflammation de l’articulation qui produit des douleurs, un gonflement limitant la mobilité de l’articulation. C’est le fameux rhumatisme. Elle est souvent due à une mauvaise hygiène alimentaire doublée d’une déshydratation. L’acidose chronique en est également une cause et la phytothérapie peut la pallier. L’arthrite peut se doubler d’une arthrose mais peut aussi se produire sans arthrose associée. Elle peut être une pathologie à caractère génétique et ces prédispositions amplifient la pathologie. A la longue, elle va finir, dans certains cas, par détériorer le cartilage et donc l’articulation. S’il n’est pas trop tard, en rééquilibrant l’hygiène alimentaire, l’hygiène de vie et en aidant le patient avec la phytothérapie, on peut parvenir à un soulagement et un meilleur confort de vie (sans subir d’effets secondaire de médicaments chimiques) même si la pathologie ne peut être éradiquée à 100%.

Affirmer que ces deux pathologies peuvent être soulagées par la marche et le mouvement est un peu simpliste car les personnes souffrant des articulations voient leur mal augmenter en bougeant ! Il faut donc d’abord soigner intelligemment la cause avant de conseiller une activité physique régulière ; question de bon sens. Rappelons ce que tout le monde a déjà constaté par expérience : les anti-inflammatoires et analgésiques chimiques ne sont qu’un cache-misère dont les effets secondaires augmentent la détresse physique des patients. Quant aux reconstituants du cartilage (chondroïtine, glucosamine), ils ne sont efficaces qu’après des soins réels de nettoyage préliminaires des articulations et de leur resynchronisation sur le plan neuromécanique.

L’ostéoporose concerne l’état de l’os. Plus importante chez la femme que chez l’homme, elle est déclenchée par la baisse des hormones œstrogènes lors de la ménopause. Elle ne doit cependant pas être perçue comme une pathologie effrayante car elle relève d’un processus lent naturel. Encore une fois, si l’hygiène alimentaire et l’hygiène de vie sont maitrisées, elle est toute relative.  On peut la pallier avec des oligoéléments naturels essentiels comme la silice, le phosphore, le magnésium mais aussi la vitamine D3. L’exposition régulière à l’air libre, au soleil, déclenche dans l’organisme la synthèse de vitamine D sur la base du cholestérol sanguin, sa matière première. La marche régulière à raison d’une heure par jour créée des contraintes naturelles sur l’ossature qui va donc être entretenue et renforcée par le cerveau.  Quant au calcium qui se trouve même dans l’eau de boisson, et dans tous les légumes, les viandes et les algues, il ne sert à rien s’il ne peut être fixé sur l’os par absorption. En ce qui concerne le mythe des laitages bénéfiques à l’ossature, il est exagéré pour des raisons commerciales et plutôt enclin à créée une acidose (surtout le lait) qui va paradoxalement détériorer l’os ; question de biochimie. D’ailleurs aucun animal adulte ne boit du lait après son sevrage naturel ; les animaux ne souffrent pas d’ostéoporose car toujours en mouvement et ayant une alimentation adaptée et spécifique.

L’arthrose n’est pas simplement un problème lié à l’âge. L’équilibre fonctionnel du squelette doit se dispenser de lieux communs répétés au fil des décennies et basés sur des notions dépassées et inexactes. Les médicaments anti-inflammatoires et analgésiques ne font que reporter la souffrance. Sous leur action simplement antidouleur illusoire, l’arthrose et l’arthrite s’aggravent.

Toutefois, beaucoup de douleurs dites « arthrosiques » sont très souvent simplement dues à un dysfonctionnement articulaire chronique qui peut être ajusté précisément, dans les limites du possible, par le chiropraticien. Inutile de demander son avis à un médecin généraliste dans ce domaine qui lui est aussi étranger que le domaine dentaire, cela évite les diagnostics fantaisistes et les soins aléatoires : de plus en plus de patients s’aperçoivent de cette réalité.

Une supplémentation aveugle et forcée en calcium (carbonates et fluorures) pour soigner l’ostéoporose est surtout, par effet secondaire néfastes, source d’athéromatose (plaques dans les artères), d’allergies et de calcification enraidissant les tissus qui deviennent ainsi très sensibles, sans parler d’autres effets secondaires de tels médicaments agressifs sur l’appareil digestif. Quant aux traitements hormonaux substitutifs, il faudra bien un jour les arrêter ; et difficile alors sera le retour abrupt à la réalité…

Pascal Labouret  28/01/2020