
Se soigner naturellement
Devant les défaillances de la médecine, le manque de médecins, la misère des hôpitaux, nombre de personnes malades, ayant des petits troubles de santé ou désirant faire intelligemment de la prévention se tournent vers la phytothérapie ; les soins par les plantes. Il ne faut pas oublier que les médicaments chimiques sont très souvent des imitations synthétiques à forte dose des plantes (avec des effets secondaires puisque synthétiques), qui de se fait permettent le dépôt d’un brevet et donc l’exclusivité des ventes et le business… La nature n’est pas brevetable, même si certains labos en rêvent. La végétation de la planète est encore peu connue et nombre de chimistes et biologistes parcourent les forêts du monde en quête de remèdes utilisés traditionnellement par des soigneurs ou sorciers locaux avec succès. Tout est dans la nature pour nous soigner. Mais il faut connaître les plantes.
Cependant, il y a le problème de la qualité. Les pharmaciens se moquent des plantes en coulisse, « mais si vous en voulez, je vous en vends » disent-ils les yeux brillants et le sourire commercial. Mais ces plantes qu’ils vendent ne valent pas grand-chose. Elles sont préparées et conditionnées à température ambiante par de gros fournisseurs, et ensuite irradiées à la bombe au cobalt pour les assainir selon les procédures pharmaceutiques afin de tuer ainsi microbes et champignons. Un professeur de biologie de Marseille a prévenu que cette irradiation modifiait les molécules et qu’il fallait éviter de consommer ces produits là.
Il existe toutefois des laboratoires de phytothérapie[1] sérieux qui offrent des plantes sous diverses formes galéniques techniquement très pointues dont l’efficacité est bien réelle. La phytothérapie n’a généralement pas d’effets secondaires sauf exceptions. Ces plantes sont préparées et conditionnées avec une machinerie pharmaceutique importante à très basses température : cela n’affecte pas la qualité des molécules mais neutralise microbes et champignons selon des procédures pharmaceutiques règlementaires. Ces laboratoires offrent donc des garanties de qualité. Mais attention aux entreprises qui ne sont pas des laboratoires mais qui simples revendeurs des produits à base de plantes ; la qualité n’y est pas.
Certains malades se désespèrent du fait que de plus en plus de médicaments ne sont plus remboursés par la sécurité sociale et coûtent cher. Ils essaient de se tourner vers la phytothérapie ou n’osent pas franchir ce pas. Des praticiens de médecines alternatives sont aptes à les conseiller mais il ne faut pas acheter n’importe quoi car certaines formes galéniques doivent être adaptées selon les cas pour être efficaces. Il est possible aussi de fabriquer ses propres remèdes soi-même.
Quand on souffre d’une affection, il faut se soigner, ce qui est mieux que de se plaindre.
Certains diront que c’est un budget, mais il faut faire des choix intelligents dans la vie. Il faut comprendre que la santé est comme un jardin qui nécessite des soins réguliers assez tôt pour ne pas partir en friche, car certaines friches sont très difficiles voire impossibles à rattraper. « Comme on fait son lit on se couche » et « ce n’est pas quand le cheval s’est échappé qu’il faut fermer les portes de l’écurie » : ces deux proverbes illustrent parfaitement la situation de nombreux malades. Rien n’est la faute du hasard car il n’existe pas, et la vie n’est cruelle que pour les inconscients et les négligents. Depuis 45 ans je dis à mes patients : « votre tête est le cavalier, le corps est le cheval : prenez soin du cheval car vous n’en avez qu’un ». « Arrêtez de prendre votre estomac pour une poubelle car un jour vous le paierez. » Ces recommandations ont toujours prouvé leur réalisme.
[1] Le terme « laboratoire » oblige le fabricant à se conformer sa production aux bonnes procédures pharmaceutiques. Mais certains fournisseurs de plantes n’utilisant pas ce terme ne sont que des revendeurs de produits sans garanties.
PL 25/02/2026
